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Peu avant seize heures, il se rapprocha du téléphone, et la pendule du salon venait d’en terminer avec les quatre coups, lorsque la sonnerie se manifesta.

Alex annonça qu’il avait pu réunir la somme prévue, et il accepta de se rendre sur le lieu de l’échange qui lui serait indiqué par le truchement d’un jeu de piste qu’il suivrait de cabine téléphonique en cabine téléphonique.

Son périple le transporta aux quatre coins de la ville et le conduisit devant un hangar qu’il reconnut car il lui arrivait quelquefois de passer à proximité de ce bâtiment. Il sourit pensant qu’on l’avait fait tourner en rond pour finalement le ramener devant un lieu proche de chez lui. Comme convenu lors des dernières consignes, il attendit pour quitter sa voiture d’apercevoir le signal lumineux qu’il aurait à suivre. Guidé par de petits flashes, il entra dans le hangar qui abritait des caisses et des cartons dont il ne put discerner l’origine. Un homme au visage cagoulé se tenait debout. Il agitait une lampe de poche dont le faisceau éclairait le visage d’Alex. La silhouette de l’inconnu laissait deviner un corps vigoureux. Alex était décontracté, sûrement plus que son interlocuteur.

 

— Tu n’as pas été suivi ? Fais voir la monnaie ! 

— Attendez, je veux discuter, répondit Alex.

— Discuter ? Y’a pas à discuter.

— Au contraire, je pense que vous devriez m’écouter ? Ce que je veux vous dire… ou plutôt ce que je veux vous proposer, devrait vous intéresser.

— Aboule le fric plutôt !

— Ne soyez pas pressé. L’argent est là, mais je pourrais vous en proposer beaucoup plus ; beaucoup, beaucoup plus.

— C’est quoi cette embrouille de bourgeois ? Qu’est-ce qui te prend ? T’as monté un traquenard avec les keufs et tu cherches à gagner du temps… dit nerveusement l’homme en braquant un pistolet sur Alex. Donne-moi l’oseille et tire-toi. Ta femme reviendra seule.

— Calmez-vous. Voilà l’argent, dit Alex en posant un sac poubelle rempli de petites coupures sur la table. Je vous jure que la police n’est pas avertie, mais avant de partir, écoutez-moi.

— Je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas peur de moi. Qu’est-ce que ça cache ?

— Je n’ai pas peur parce que lorsque je vous aurai parlé, je ne risquerai plus rien. 



 


                                                                                                                                                

 
 




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